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Comment préparer un fichier pour l'impression textile ?

Comment préparer un fichier pour l'impression textile ? Résolution, DPI, dimensions et formats : nos conseils avant d'imprimer votre motif sur tissu.

Yarone GluckYarone Gluck··7 min de lecture
Comment préparer un fichier pour l'impression textile ?

Un fichier peut être très beau à l'écran et ne pas être prêt à être imprimé.

À l'inverse, il arrive qu'un projet entre dans l'atelier sans véritable fichier. Seulement avec un dessin sur une feuille.

Dans les deux cas, le travail commence au même endroit : comprendre comment passer d'une image à quelque chose que l'on pourra réellement imprimer sur du textile.

Car une fois agrandi ou imprimé sur plusieurs mètres, un visuel ne réagit plus tout à fait comme sur un écran.

Parfois, tout commence par un dessin à la main

Il y a quelque temps, un créateur est arrivé à l'atelier avec un motif dessiné à la main.

Il tenait précisément à ce dessin et voulait retrouver son trait sur le textile. Avant de venir nous voir, il avait sollicité plusieurs ateliers, mais le projet restait bloqué au même endroit : le dessin existait, pas encore le fichier permettant de l'imprimer comme il l'imaginait.

Nous nous sommes installés avec lui devant l'écran.

À partir de son dessin original, nous l'avons accompagné sur la suite Adobe pour construire un fichier exploitable, travailler son échelle et préparer sa répétition. Il a ensuite fallu penser les raccords nécessaires pour que le motif puisse se poursuivre sur le tissu.

Puis nous l'avons imprimé.

Entre la feuille de départ et les premiers mètres de textile, le dessin n'avait pas changé d'intention. C'est sa construction qui avait changé.

Motif préparé sur fichier puis imprimé sur textile dans notre atelier
Le motif préparé sur fichier, en cours d'impression sur textile

Dimensions, résolution, DPI : que faut-il vraiment regarder ?

Avant de parler de DPI ou de format, il faut connaître les dimensions finales d'impression.

Une image prévue pour mesurer 15 cm n'a pas les mêmes contraintes lorsqu'elle doit en mesurer 80. Et c'est souvent au moment de changer d'échelle que les défauts apparaissent.

Combien de DPI faut-il pour imprimer sur du tissu ?

Il n'existe pas un chiffre unique adapté à tous les projets.

La qualité d'un fichier dépend de sa définition mais aussi de la taille à laquelle il devra être imprimé. Modifier simplement une valeur de résolution dans un logiciel ne crée pas les détails qui manquent dans l'image d'origine.

C'est pourquoi nous regardons le fichier dans son ensemble : sa définition, ses dimensions et son utilisation finale.

Pourquoi mon image est-elle nette à l'écran mais pixelisée à l'impression ?

Parce qu'un écran peut être trompeur.

Une image destinée à mesurer plusieurs mètres est généralement affichée en petit pour tenir entièrement devant nous. À cette taille, certains défauts sont presque invisibles.

Une fois ramenée à ses dimensions réelles d'impression, les contours peuvent perdre en précision, les détails devenir flous et les pixels apparaître.

Agrandir un fichier ne signifie donc pas améliorer sa qualité.

Lorsque c'est possible, mieux vaut toujours repartir de la meilleure source disponible : photographie originale, illustration source ou fichier de création.

« Je vous ai envoyé le fichier sur WhatsApp »

C'est une phrase que nous entendons étonnamment souvent.

Il nous arrive de recevoir une capture d'écran ou une image enregistrée depuis une conversation WhatsApp pour un motif qui devra ensuite être imprimé sur plusieurs mètres.

Sur le téléphone, tout paraît net. À l'échelle du tissu, beaucoup moins.

Nous cherchons alors avec le client la meilleure source disponible. Lorsque le projet le permet, nous pouvons aussi reprendre certains éléments ou reconstruire le dessin afin de repartir sur une base exploitable.

Mais mieux vaut nous envoyer directement le fichier original dans sa meilleure qualité.

Faut-il forcément un fichier vectoriel pour imprimer sur tissu ?

Non.

Un fichier vectoriel est particulièrement intéressant pour certains logos, dessins et éléments graphiques puisqu'il peut être redimensionné sans subir la pixellisation classique d'une image matricielle.

Mais une photographie ou une illustration peut parfaitement être imprimée à partir d'un fichier image, à condition que sa définition soit adaptée aux dimensions souhaitées.

Il n'existe donc pas un format idéal pour tous les projets. Le bon fichier est celui qui correspond au visuel et à ce qu'il devra devenir.

Rouleaux de tissu imprimés à partir d'un motif préparé sur fichier
Rouleaux imprimés à partir d'un motif préparé sur fichier, prêts à quitter l'atelier

Et les couleurs et les raccords ?

Ce sont deux autres éléments importants dans la préparation d'un fichier, mais ils méritent chacun d'être traités à part entière.

Une couleur affichée sur un écran n'est pas perçue de la même manière une fois imprimée sur une matière. Quant à un motif destiné à se répéter sur plusieurs mètres, il nécessite de penser sa répétition et ses raccords.

Nous y reviendrons séparément dans notre Journal. Pour comprendre comment la couleur se transfère réellement dans la fibre, voir aussi l'impression textile par sublimation.

Ce que nous vérifions avant l'impression

Lorsque nous recevons un fichier, nous pouvons contrôler sa cohérence avec le projet : dimensions, définition, échelle et éléments techniques nécessaires à sa production.

S'il existe un risque, notre rôle est de le signaler, de l'expliquer et, lorsque c'est possible, de chercher une solution avec le client.

Le choix final lui appartient toujours.

Cette étape est moins spectaculaire que de voir plusieurs mètres sortir d'une machine, mais elle fait pleinement partie du travail d'un atelier d'impression textile sur mesure.

Et parfois, quelques minutes passées devant un fichier permettent d'éviter une mauvaise surprise sur plusieurs dizaines de mètres.

Avant de nous envoyer votre fichier

Quelques réflexes simples suffisent à sécuriser une production.

À faire

  • Envoyez le fichier original dans la meilleure qualité disponible.
  • Indiquez les dimensions finales souhaitées.
  • En cas de doute, envoyez-nous le fichier avant la mise en production.

À éviter

  • Les captures d'écran et les images basse définition.
  • Augmenter artificiellement les DPI en pensant améliorer l'image.
  • Les fichiers compressés par une messagerie.

Vous n'avez pas besoin de maîtriser toutes les règles techniques de l'impression textile. En revanche, plus votre fichier de départ est bon, plus nous avons de possibilités pour bien produire votre projet.

Du fichier au textile

Parfois, tout commence avec un fichier parfaitement préparé. Parfois avec une photographie trop petite. Et parfois avec un dessin sur une feuille.

L'important est de savoir ce que ce visuel devra devenir.

Chez IMPRESSION Paris, nous accompagnons les projets d'impression textile à partir de 5 mètres par matière, depuis le contrôle du fichier jusqu'à sa mise en production.

Questions fréquentes

Quelle résolution faut-il pour une impression textile ?

La résolution nécessaire dépend des dimensions finales et du type de visuel. Un fichier doit donc être évalué à la taille à laquelle il sera réellement imprimé plutôt qu'à partir d'un nombre de DPI pris isolément.

Faut-il obligatoirement 300 DPI pour imprimer sur du tissu ?

Non. 300 DPI n'est pas une règle universelle. Les dimensions finales et la définition réelle du fichier doivent également être prises en compte.

Quel format de fichier faut-il pour imprimer un motif sur tissu ?

Cela dépend du visuel. Un fichier vectoriel peut être adapté à certains dessins et éléments graphiques, tandis qu'une image suffisamment définie peut convenir à une photographie ou une illustration.

Comment savoir si mon fichier est assez qualitatif pour être imprimé ?

Il faut notamment vérifier sa définition aux dimensions finales d'impression. Chez IMPRESSION Paris, nous pouvons contrôler la faisabilité d'un fichier avant sa mise en production.

Thèmes

#fichier#résolution#DPI#savoir-faire

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